L’Agence spatiale européenne et l’Union européenne confortent leur confiance envers l’industriel pour étendre sa flotte G2 à huit unités, mobilisant l’expertise en charges utiles et radionavigation du site de Toulouse.
L’autonomie stratégique et la souveraineté spatiale du continent européen franchissent un nouveau cap. L’Agence spatiale européenne (ESA), agissant au nom de la Commission européenne et de l’Agence de l’UE pour le programme spatial (EUSPA), a officialisé l’attribution à Airbus Defence and Space d’une commande ferme pour la construction de deux satellites Galileo de deuxième génération (G2) supplémentaires.

Une commande portée à huit engins spatiaux de pointe
Ce nouvel accord prolonge naturellement la commande initiale de six satellites G2 déjà confiée au constructeur. Il conforte l’excellence industrielle européenne face aux systèmes concurrents américain (GPS) et chinois (Beidou). Comme le souligne Alain Fauré, Head of Space Systems chez Airbus : « Cette attribution confirme notre rôle central dans la modernisation de l’infrastructure de navigation par satellite européenne, indispensable à la résilience des transports civils comme à la sécurité et la défense du continent. »
Des charges utiles 100 % numériques et reconfigurables en vol
Pesant plus de deux tonnes chacun et conçus pour une durée de service opérationnel de 15 ans, les satellites Galileo G2 représentent un bond technologique majeur. Ils intègrent des charges utiles numériques ultra-flexibles capables d’être reconfigurées en temps réel depuis les stations sol, adaptant dynamiquement leurs signaux radiofréquences à l’émergence de nouveaux usages civils, militaires et scientifiques.

Une cybersécurité et une précision d’horloge sans précédent
Face à la prolifération des menaces électroniques, la nouvelle génération renforce drastiquement sa résilience : Les innovations de rupture de la constellation Galileo G2 :
- Protection anti-brouillage et anti-leurrage : Algorithmes cryptographiques durcis pour neutraliser les tentatives de spoofing et de cyberattaques.
- Horloges atomiques de nouvelle génération : Stabilité temporelle nanoseconde pour offrir une précision de géolocalisation centimétrique aux utilisateurs.
- Liaisons inter-satellites (ISL) : Échange direct de données télémétriques entre satellites en orbite, réduisant la dépendance aux stations terrestres.
- Propulsion électrique optimisée : Manœuvrabilité accrue pour l’insertion orbitale et la désorbitation propre en fin de vie opérationnelle.
Une synergie transnationale pilotée avec Toulouse
La fabrication de ces plateformes complexes mobilise un réseau d’excellence européen coordonné par Airbus : Friedrichshafen et Backnang en Allemagne pour l’intégration mécanique et les équipements RF, Getafe en Espagne, Ottobrunn, et le site toulousain de Palays pour l’ingénierie système, les tests en salle blanche et les logiciels de mission. Une nouvelle fierté pour la filière spatiale occitane.

